Rencontre avec Jean-Louis Murat, à l'occasion de la sortie de "Bird On a Poire", un nouvel album qui conjugue la poésie de l'écriture de l'auvergnat bourru avec la grâce d'arrangements pop sixties signés Fred Jimenez et la magie des vocalises de Jennifer Charles.
Il est auvergnat, c'est sûr, et aime les vaches, jusqu'à en avoir mis à une époque dès l'ouverture de son site Web. A l'inverse, il est dandy pour les uns, poète pour les autres (ou les mêmes), et sans doute se moque-t-il de ce genre de considérations. Provocateur impénitent (genre "Je m'en fous de
Georges Brassens ou de
Jacques Brel, laissez-nous vivre !"), il met cette arrogance apparente sur le compte d'un manque de confiance en lui, d'une "timidité mal maîtrisée". Il reste en tout cas un personnage atypique de la chanson, dont le premier 45 tours de 1981 annonçait déjà la couleur tourmentée : Suicidez-vous, le peuple est mort. Il traînera ensuite plusieurs années la maquette de Cheyenne Autumn avant que l'album, futur disque d'or, ne sorte en 1989. Insaisissable au possible, on l'apercevra en première partie de
Charlelie Couture, en duo avec
Mylène Farmer (Regrets), dans des disques d'hommage (
Leonard Cohen, Joe Dassin, Gérard Manset), acteur dans un film de
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à en rédiger un !
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !