Joy Division voit véritablement le jour en 1978 en pleine ébullition de la scène punk de Manchester. Il devient rapidement l'une des formations les plus influantes de son époque aux côtés des
Buzzcocks,
Wire. Tony Wilson, le fantasque créateur du label Factory, qui vient de découvrir les
Sex Pistols craque sur la prestance hors du commun de ces jeunes mancunians. Sous la houlette du génial ingénieur du son et producteur Martin Hannett, Joy Division enregistre "Unknown Pleasures" en 1979, un album qui distille des ambiances sombres, et évoque un désordre intérieur troublant. Caractérisé par une batterie omniprésente et une basse plus mélodique que rythmique, Joy Division s'illustre lors de concerts intenses, au cours desquels, Ian Curtis, le chanteur à la voix sépulcrale, effectue de véritables performances physiques. Il reproduit en effet sur scène les crises d'épilepsies dont il souffre. La frontière entre le jeu et la réalité tend à se réduire. Le 18 mai 1980, à la veille d'un départ pour une tournée américaine, Ian Curtis se pend dans sa maison de Macclesfield. L'album posthume "Closer" montre le groupe à son sommet. Le chant de Curtis y prend toute son ampleur, porteur d'une dimension tragique. Les survivants du groupe fonde
New Order peu après. L'influence de Joy Division a touché de nombreux artistes contemporains qu'il s'agissent de
Placebo,
The Smashing Pumpkins ou encore, chose méconnue, les musiques électro-industrielles de
Skinny Puppy,
Nine Inch Nails,
Front 242 (
Moby reprend systématiquement sur scène le morceau "New Dawn Fades") et le hip hop déviant d'Antipop Consortium qui cite également A Certain Ratio, autre figure post-punk de l'enseigne Factory.
Par hazyheart le 24/03/2008 à 15h46
I'm dead !
Ian Curtis forever !
Par ai-nonyme le 12/01/2008 à 14h46
The Future is Unwritten *
J'adore
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