Tombant à point nommé, début 68, avec ses copains auteurs Maurice Vallet et Etienne Roda-Gil, Julien Clerc se retrouve quasiment vedette dès ses premiers titres : La cavalerie, Ivanovitch. Dans la foulée, il tient à Paris le premier rôle de Hair, comédie musicale décoiffante venue de New-York, puis occupe l'affiche de l'Olympia. Sans jamais atteindre des ventes de disques aussi importantes que celles des
Jean-Jacques Goldman,
Alain Souchon ou
Johnny Hallyday, il va développer une carrière exceptionnelle et sur la durée, axée sur deux points principaux : un vrai souci culturel (il déniche et met en musiques des poètes comme Marceline Desbordes Valmore ou Jean de la Ville de Mirmont, il reprend
Léo Ferré,
Jacques Brel,
Edith Piaf...) et un besoin perpétuel de séduire. Ainsi s'attachera-t-il un moment à rajeunir son public grâce à l'inusable Luc Plamondon (Lili voulait aller danser, Coeur de rocker...). Mais en 35 ans de carrière et une vingtaine d'albums inédits, sa voix si particulière, son talent de compositeur et d'interprète, l'auront fait travailler avec la crème des auteurs (Serge Gainsbourg,
Francoise Hardy,
Maxime Le Forestier, Jean-Loup Dabadie, David McNeil,
Jean-Louis Murat...), des musiciens ou des arrangeurs (Jean-Claude Petit, Jean-Claude Vannier, Phil Ramone...), et s'offrir d'innombrables duos, tels ceux avec
Carla Bruni et
Véronique Sanson dans son avant dernier album (Studio), d'adaptations françaises en hommage aux crooners américains,
Frank Sinatra en tête.
Par ecume le 27/12/2007 à 22h52
Il a bercé mon enfance...
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