Ah ! Julio... Le latin lover par excellence, avec son éternel bronzage, son sourire étincelant et son brushing toujours parfait ; ses ballades romantiques qui chantent l'amour et les femmes... Même
Enrique est une magnifique publicité pour son père. Bon, il a un peu vieilli Julio, depuis ses débuts dans la chanson, en 1968. Avant ça d'ailleurs, le bel Ibère prévoyait de devenir avocat, et était gardien de but pour le Real Madrid, jusqu'à ce qu'un accident le cloue au lit pour deux ans et mette un terme à sa carrière d'athlète. Diplôme de droit en poche (c'est dire si la gente féminine mondiale a été près de passer à côté du phénomène Julio), il gagne un concours de chant, décroche son premier contrat, et abandonne le droit pour le statut plus enviable de star internationale de la chanson. Statut qu'il acquiert assez rapidement puisque dix ans plus tard, vedette adulée en Europe et en Amérique latine (le crooner chante non seulement en espagnol, mais aussi en français, en allemand ou en italien), il s'attaque aux marchés américain et britannique. Dès 1981, sa reprise du tube jazz "Begin The Beguine" (interprété avant lui avec succès par
Sammy Davis Jr.,
Ella Fitzgerald ou Franck Pourcel) caracole en tête des charts. Mais c'est l'opus "1100 Bel Air Place" (1984), recueil de duos sur lequel figurent notamment
Willie Nelson ou
Diana Ross, qui établit véritablement sa notoriété aux Etats-Unis. Le conquistador des hits parades chantera d'ailleurs avec les plus grands : de la légende du jazz
Franck Sinatra au roi de la soul
Stevie Wonder, en passant par l'impératrice de la country
Dolly Parton et les princes de la pop (
Sting ou les
Beach Boys, par exemple), nombreux sont les artistes de renommée internationale à avoir partagé la vedette avec l'Espagnol. A plus de soixante ans, il joue plus que jamais de son charme, notamment en tant qu'ambassadeur de l'Unesco. Et avec plus de 250 millions d'albums vendus dans le monde entier, il continue à remplir les salles. Alors d'accord, peut-être que Julio a pris quelques rides, peut-être que ses cheveux sont moins brillant que ceux de son triomphant rejeton. Mais Julio sera toujours Julio !
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