Avec un nom pareil, Madness ne pouvait aller que dans l'excès. Heureusement pour eux comme pour leur public, il s'agissait d'un excès de bonne humeur et de fête, comme en témoigne leur musique enjouée et leur « nutty sound » facétieux. Formé en 1978, après différentes expériences sous des appellations toutes aussi diverses, Madness a largement contribué, avec
The Specials ou
The Selecter, au revival du ska, rythmique de guitare né à Kingston dans les années 1960 et représenté par de grands noms comme
The Skatalites ou Prince Buster, auquel le groupe rend hommage en adoptant le nom d'une de ses chansons. Les nutty boys revisitent les rythmes ska en y ajoutant des sonorités soul et rock, et rencontrent un succès phénoménal avec le titre "One Step Beyond", instrumental au saxo frénétique extrait de l'opus du même nom sorti en 1979 et devenu un classique du genre. L'iconique et sautillant chanteur Graham « Suggs » PcPherson et ses joyeux drilles collectionnent les tubes, relayés par des vidéo clips drôles et inventifs. Madness est alors l'un des groupes les plus populaires d'Angleterre, seuls
The Jam pouvant alors prétendre de rivaliser. Treize singles consécutifs se classent dans le top 10 anglais, dont les inoubliables "Baggy Trousers", "Embarrassement" et le pétillant "Our House", qui leur permet d'atteindre le public américain. En 1984, Mike Barson, claviériste et principal auteur-compositeur de la bande, quitte le groupe. C'est le début du déclin pour le collectif. Ils lancent néanmoins leur propre label, Zarjazz, sur lequel ils signent notamment l'ex-Undertone
Feargal Sharkey. Mais après le bide de leur reprise du "Sweetest Girl" de
Scritti Politti, les nutty boys décident de se séparer. Après une première réunion avortée sous le nom de The Madness en 1988, la bande (Barson compris) se reforme en 1992 pour un concert exceptionnel suite à un événement inattendu : leur best of "Divine Madness" se classe aux sommets des hits-parades britanniques. Leurs fans sont toujours aussi nombreux, et leur musique influence à des degrés divers de nombreux artistes, de
Blur à
No Doubt en passant par
Rancid ou
Kaiser Chiefs. En dépit de quelques concerts ici et là, il faut attendre 2005 pour que la bande sorte un nouvel opus, "Dangermen Sessions", dans lequel on trouve de nombreuses reprises de
Diana Ross and The Supremes,
Bob Marley,
José Feliciano ou des Kinks.
Par fritz le 29/07/2009 à 16h50
Rock this party.
Ben comme leur nom l'indique ils sont tout simplement fous!
(dans le bon sens
)
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