Consciemment ou non, il a érigé l'absence et le mystère en vecteurs de légende. De mai 1966 à fin 1973, de La poupée qui fait non et Love me please love me à l'exil vers les Etats-Unis après ses problèmes fiscaux, il a distillé un nombre de tubes incroyables, imprimant une telle marque qu'il est demeuré infiniment plus présent que beaucoup de stars tics et toc abonnées aux médias. Mélodies évidentes et voix de tête à la clé, il a dans cette courte période concocté entre autres Sous quelle étoile suis-je né ?, L'amour avec toi (que les radios ne purent diffuser qu'après 22 heures !), Ta-ta-ta-ta, Ame câline, Le bal des Laze, Qui a tué grand-maman ?, Dans la maison vide, On ira tous au paradis... Tombé dans le piano dès l'âge de cinq ans (son père, le musicien Léo Poll, travailla avec
Edith Piaf et
Les Compagnons de la Chanson), nourri familialement à l'écoute de
George Gershwin, Cole Porter et cie, c'est Lucien Morisse, dirigeant de la radio Europe 1 (et marié à
Dalida) qui lui fit enregistrer son premier disque. Et tout de suite, l'originalité de Polnareff dérangea autant qu'elle séduisit, le jeune homme n'hésitant pas à provoquer aussi par ses tenues, ses frasques sentimentales et bien sûr le contenu de ses chansons. Par-delà le temps, son image reste donc simultanément attachée à des soufflets façon Je suis un homme (réponse à ceux qui doutèrent de sa virilité), à des longs cheveux bouclés, un chapeau, des lunettes extravagantes et une paire de fesses affichées aux quatre coins de France. Reconnu par
Charles Trenet, sollicité par Jean-Louis Barrault ou Gérard Oury pour des musiques de théâtre et de cinéma, collaborant avec différents auteurs (Pierre Delanoë, Jean-Loup Dabadie), Polnareff revint et revient régulièrement en France le temps d'un album (tel Kâma-Sutra en 1990, avec Goodbye Marylou), sans qu'on sache vraiment où il est au moment où il y est, à l'instar de ses trois années passées dans un grand-hôtel parisien débouchant sur l'opération qui lui rendra une vue normale. Ainsi construit son mythe ce romantique revendiqué, à qui manquent terriblement des
Barbara, Coluche et autre
Serge Gainsbourg... et duquel on attend toujours un nouvel album annoncé pour avant l'an 2000.
Par fagalat97 le 11/11/2006 à 15h20
^^
Par fagalat97 le 11/11/2006 à 15h20
^^
Par greenanou29 le 11/11/2006 à 14h23
make a wish!!.. waiting
ça c'est vrai, Polnareff est un génie de la modernité!
Par beautifuldisgrace le 25/10/2006 à 03h21
IN LOVE
qu'est-ce que ca faitplaisir de vor polnareff dans un site de jeunes!!!
de la vraie musique... tellement indmodable!
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !