Fille du chanteur David-Alexandre Winter (Oh Lady Mary), Ophélie Winter est tombée toute petite dans le monde du show-business. Ça aide pour s'y retrouver et le manoeuvrer. Enregistrant un 45 tours à l'âge de 6 ans, puis trois singles alors qu'elle est mannequine comme maman, la jeune femme a vingt ans à peine en 1994, lorsqu'elle prépare un album avec
Prince. L'affaire n'aboutit pas, mais la fine mouche rebondit en présentant Hit machine et autre Coming
Next sur M6, avant de sortir un premier tube en 1995 : Dieu m'a donné la foi. L'album très soul/rhythm'n'blues No soucy (où elle a fait appel à des complices de
Madonna,
Toni Braxton ou
Michael Jackson) "cartonne" peu après avec cinq titres en anglais, parti pris assez logique, Ophélie jouissant d'un tel phrasé qu'on croit parfois entendre de l'anglais dans un morceau in french. Mêlant côté sexy, franc-parler, humour, entamant une carrière au cinéma et une idylle avec
Mc Solaar, elle devient une des stars médiatiques du moment, irradiant sur l'Europe, le Québec et le Japon. Elle double la mise en 1998 avec Privacy, et après une période davantage consacrée au cinéma, elle balance à l'automne 2002 un décoiffant Explicit lyrics, aussi américain dans sa facture R'n'B que "culotté" dans son contenu salutairement sexuel, et toujours d'un professionnalisme extrême.
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