Elle a jailli telle une tornade au milieu des années 80. Griffée Barbelivien,
Mademoiselle "chantait le blues" avec une fibre populaire susceptible de combler le vide sidéral laissé par
Edith Piaf, sa dauphine
Mireille (Mathieu) ayant peu ou prou disparu. Propulsée par quelques tubes du même acabit (Mon mec à moi, d'Allemagne, Quand Jimmy dit), un joli minois de blonde aux yeux bleus et une puissante voix étrangement rauque, cette "Fille de l'Est" (comme la qualifiera
Jean-Jacques Goldman) allait se tailler en dix ans une place de premier plan, et largement grâce à la scène. Vendant quelques 10 millions d'albums, sillonnant le monde d'Est en Ouest, du Sud au Nord, comme peu d'artistes de chez nous - excepté l'infatigable
Charles Aznavour, depuis
Yves Montand,
Dalida et
Nana Mouskouri -, elle s'est construite une véritable carrière internationale, même si elle n'a pas (encore) réussi à conquérir le marché américain. Après une incursion du côté du cinéma de Claude Lelouch, lui donnant l'occasion de reprendre in english des standards signés
Brel,
Trenet, Legrand,
Aznavour ou
Bécaud, elle relance la donne en rockeuse sexy-glamour 2003, entre un duo avec
Stephan Eicher et des morceaux cousus Kaas par des fidèles (Goldman,
Obispo ...) et des petits nouveaux nommés
Francis Cabrel, Etienne Roda-Gil,
Louis Bertignac ou
Renaud. Un "Sexe fort" décidément musclé...
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