Si le Québec nous a ces dernières années envoyé surtout des femmes (
Céline Dion,
Isabelle Boulay,
Lynda Lemay), Robert Charlebois opère la transition avec les deux grandes figures de la Belle Province :
Félix Leclerc et Gilles Vigneault. Quoiqu'on ait pu écrire, à soixante ans (le 25 juin 2004), le rocker-crooner-amuseur ne s'est guère plus assagi que notre
Johnny Hallyday national. Certes on n'est plus en 1969, où la batterie psychédélique vola sur les spectateurs lors de son premier Olympia avec
Louise Forestier dans le programme d'
Antoine et de
Georgette Plana, mais l'homme de scène s'avère toujours aussi efficace, même si nos média s'intéressent un peu moins à lui aujourd'hui. Nourri aussi bien de
Jerry Lee Lewis,
Chuck Berry,
Frank Zappa que de
Jacques Brel,
Georges Brassens,
Léo Ferré,
Charles Aznavour ou
Claude Nougaro, ce Doux sauvage (selon l'intitulé de son album de 2003) nous a gratifiés en 35 ans d'un certain nombre de friandises qu'on n'est pas prêt d'oublier : Lindberg, Les ailes d'un
ange, Ordinaire, Conception, Fu Man Chu, Entr' deux joints, Je reviendrai à Montréal, J'veux d'l'amour, J'
t'aime comme un fou. Avec une manière unique d'aborder des préoccupations actuelles importantes, parfois graves, avec humour et une tendresse de plus en plus présente.
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à en rédiger un !
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !