La France a
Mylène Farmer, les Etats-Unis ont Tori Amos (en étant tout à fait honnête, ils ont aussi
Suzanne Vega), leurs seuls points communs étant leur succès et leur chevelure flamboyante.
Myra Ellen Amos a seulement quatre ans quand elle commence à chanter et à jouer du piano dans l'église de son père. Elève au Conservatoire de Baltimore, elle se prend de passion pour le rock, avec une préférence marquée pour
Led Zeppelin, et troque les bancs du choeur pour les tabourets des bars locaux où elle présente ses compositions alors qu'elle n'a même pas 15 ans. A peine majeure, elle part tenter sa chance à Los Angeles. Ses débuts au sein du groupe rock métal Y Kant Tori Read (au sein duquel on trouve d'ailleurs deux membres de
Cheap Trick et le futur batteur de
The Cult et des
Guns N' Roses), sont loin d'être prometteurs. La belle tente alors une nouvelle approche, à mi-chemin entre les méditations orchestrées de
Kate Bush et le lyrisme poétique de
Joni Mitchell, réinventant la tradition auteur/compositeur/interprète de la pop-folk des années 1970. De son premier opus "Little Earthquakes" (1992) au très autobiographique "Beekeeper" (2005) en passant par le violent et mélancolique "Boys for Pele" (1996), le succès n'a plus quitté la rouquine. Exubérante et déjantée, mais aussi pleine de pudeur et de retenue, Tori Amos se sert de la musique et de son piano comme personne pour exorciser les nombreuses épreuves qu'elle a traversées, à commencer par le viol qu'elle a subi, raconté dans son poignant premier ep "Me And A Gun".
Par rockangellove le 11/08/2006 à 14h32
J'adore!!
Elle joue trop bien du piano 
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