Enfant de
Georges Brassens et
Félix Leclerc (auquel il dédiera superbement en 1985 La langue de chez nous) côté textes, autant que des
Beatles côté musique, Yves Duteil apparaît en 1972 avec Virages. Voix belle et douce, sentiments tendres, il esquisse déjà une image de "gentil troubadour" à guitare que son 3e album (La tarentelle) va installer avec l'énorme succès de la chanson-titre mais surtout du Petit pont de bois et de Prendre un enfant. Y figure pourtant aussi Le mur de la prison d'en face, thème généreux et fort, engagement humaniste qui s'avèrera de plus en plus présent chez lui à partir de 1990. Pendant une quinzaine d'années, Yves Duteil va ainsi à la fois être extrêmement populaire (40 millions de disques vendus en 1985) et brocardé par différents "comiques" et autres Guignols, d'autant qu'il ne cache pas son admiration pour l'homme politique Jacques Chirac. Ceci étant, en 1993, dans Lignes de vie, il chante en duo avec
Véronique Sanson,
Liane Foly,
Enzo Enzo,
Dee Dee Bridgewater et même
Jeanne Moreau, avant d'enregistrer le remarquable Touché (1997) où il rend hommage à son arrière-grand-oncle, Dreyfus, injustement accusé de trahison parce que juif. En 2001, son 13e album studio, Sans attendre, reviendra à des préoccupations plus intimes (Lettre à mon père, Nos yeux se sont croisés...) bien dans la tradition de l'artiste.
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