Radiohead,
Pet Shop Boys,
Robert Plant et de nombreux artistes de stature internationale ont confié leurs chansons aux bons soins du duo londonien Zero 7. Experts en lifting électronique, rompus à la discipline du remix à dose tempérée, Sam Hardaker et Henry Bins sont les membres d'une famille musicale descendante directe de
Massive Attack et
Soul II Soul. Elle compte dans sa lignée les viennois vaporeux de
Kruder & Dorfmeister, les cotonneux de
Thievery Corporation, les jazzy dansant de Fila Brazillia. Ces jeunes gens qui ont débuté comme assistants d'ingénieurs du son ont digéré toutes les techniques de spatialisation des légendes jamaïcaines telles que
Lee Scratch Perry ou King Tubby, tout en puisant quelques nourritures spirituelles dans le hip hop, la muzak (les ambiances de restaurants et d'ascenseurs), les bandes originales de films (
Nino Rota,
Ennio Morricone,
John Barry), l'exotica (
Martin Denny), la space pop (
Jean-Jacques Perrey, Raymond Scott). Fait rarissime dans l'histoire de la musique anglo-saxonne, Zero 7 voue une admiration sincère à l'une des formations françaises les plus remarquées à l'étranger. En effet, l'influence de l'album "Moon Safari" de
Air se fait sentir sur la première production "Simple Things" en 2001. Avec ses trois albums suivants "AnotherLateNight" en 2002, "When It Falls" en 2004, "The garden" en 2006, Zero 7 aura loisir de se débarrasser définitivement de l'étiquette de "british Air" souvent mentionnée par la presse.
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