Celle qui tue
Lentement
laisse-moi le temps
de passer les tranchées,
de tuer les rescapés ,
de mordre leur chair tendre,
de voler leurs yeux morts,
de tous les surprendre,
de tuer jusqu'à l'aurore.
Spectre nocturne,
fille de la lune,
éclair de colère
qui te consume,
je suis celle qui tue
je suis celle qui tue
je suis celle qui tue...
d'un regard foudroyé
l'homme n'aura pas eu le temps de bouger,
rapide comme la mort
je porte ma haine comme une traine.
Mariée maudite, ensanglantée
ma lune de miel à jamais inachevée
je suis la vengeance des innocents,
des petits contre les grands,
je frappe au hasard dans le brouillard,
Jack, fils de ma peine, tu n'aurais pas dû commencer
les cris venant de la chapelle blanche te poursuivront pour l'éternité.
Et moi je continue encore et encore,
je crie je tue je frappe je mors,
jusqu'à ce que ma peine se soit éloignée,
jusqu'à ce que ma colère se soit brisée,
jusqu'à ce que mon amour me soit rendu,
jusqu'au jour ou je ne tiendrai plus...
Poème publié le 22/10/2006 à 10h46.
Thèmes : Amour, Colère, Jack l'éventreur
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