Dans la rue : 21 heures.
Rabaissée.
Non non ce n'est pas une image,
C'est le tombeau de mon courage,
Quand dans la rue rapidement je passe,
Les yeux fixés sur le sol ils s'esclaffent,
« Mais que fait-elle à marcher seule à cette heure ?
Son éducation présente des tas d'erreurs. »
Mais savaient-ils que mes jambes tremblaient de peur,
A l'idée de leurs remarques et de leur manque de ferveur ?
Dans ma tête un scénario se suggère,
Prise de rage digne des plus grandes guerres,
Sous des larmes que j'ai trop souvent pris peine à cacher,
Je laisse éclater ma colère et m'exprime sans honte renfrogner,
« Regardez-vous avant de critiquer !
J'ai seize ans et un travail irrégulier,
Pour y aller j'ai plus de six kilomètres à faire à pieds,
Tout cela à cause du désastre de mon foyer,
Je marche pour oublier, détruire ce cauchemar gravé,
Il m'a abusée et devant vous je perds maintenant ma sureté. »
Je vous en prie avant de critiquer,
Regardez-vous et ne soyez pas plus sot que d'autres,
Je vous en prie avant de me juger,
Pensez à mes blessures et à mes fautes.
Poème publié le 26/12/2011 à 20h56.
Thèmes : Honte, Jugement, Rires, Rue
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Par angelll le 27/12/2011 à 11h05
You raise me up... <3
C'est super beau !
Par ziloo le 27/12/2011 à 01h34
Carpe noctum
Que tu fasses du bien ou du mal, les gens parleront toujours. Le mieux à faire, c'est de t'en moquer royalement, et ce, qu'importe tes craintes !
Par alexia4ever le 26/12/2011 à 22h38
Bel écrit miss laura ! =)
Bisous !
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