Dernier recours
Je respire à peine,
sur ce lit d'hôpital.
L'erreur est déjà faite,
à quoi bon l'ignorer ?
Je voulais te rejoindre,
au pays de l'éternité, tel était mon rêve.
Je croyais que c'était plus beau,
plus beau que dans le monde où je vivais.
Mais les rêves peuvent être immondes, voici ce que le mien
a fait : il m'a fait perdre la vie à tout jamais ;
la vie d'une enfant de dix-sept ans dont son petit ami est mort
l'année dernière, au mois de mai.
Je ne peux plus sauver mes regrets,
oublier la vie fantastique que j'avais.
J'ai beau nier mon existence,
mais je ne peux abréger mes souffrances.
C'est pour cela que je te dédie ce message, petite soeur.
Mes rêves se sont envolés,
plus jamais je ne les reverrai...
Petite fille si naïve
qui adorait la vie
s'est réfugiée dans sa chambre et a tenté de se couper les veines.
Là, voici la torture
de mes années futures.
Plus que quelques secondes à vivre pour toi...
Petite soeur, ne fais pas comme moi :
J'ai gâché ma jeunesse,
adieu, je te laisse...
Poème publié le 09/04/2008 à 19h31.
Thèmes : Amour, Hopital, Jeunesse, Message, Mort, Rêve, Soeur, Suicide
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Par pinkmouse le 05/10/2008 à 12h11
super poeme !!!
Par etoile-filante le 14/06/2008 à 19h07
Wouaw, très touchant ! Très beau poème ! J'aime tout simplement !
Bravo à toi !
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