deux anges déchus
Je me souviens encore
De mes douleurs d'alors
J'étais à la fois trop petite et trop grande
Je cherchais, mais ne trouvais aucune main à prendre.
Puis un jour, naturellement
Des doigts ont pris les miens
C'était les doigts d'un grand, d'un très grand
Et au creux de son épaule imaginée, je me sentais bien.
Le temps a passé
Comme il l'a toujours fait
Sans vraiment prévenir, un peu trop vite
On a arraché, et brûlé les doigts, et je suis redevenue si petite.
Ma main devenait indolore
Mais la curiosité est venue m'attiser
J'ai cherché, à petits pas, l'homme au cœur d'or
Du jaune fondu coulait encore sur ses joues quand on s'est retrouvé.
J'ai compris que jusque-là
Il n'y avait qu'un mètre entres nos doigts
Deux anges déchus, à terre, qui se sont trouvés
Ils pourraient faire ce qu'ils voulaient, plus jamais leurs mains ne se lâcheraient…
Darkfay©
Poème publié le 25/10/2006 à 12h18.
Thèmes : Amitié, Déchus, Espoir
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