Eaux troubles
Entravant la moindre flexion de mes jambes,
Le vent souffle si fort qu'il me monte à la tête ;
Tandis que mon visage gèle, mes pieds flambent
Ainsi je reste désarmée sous une telle tempête
Opaque, le brouillard me fait perdre la vue
Alors plissant les yeux, je furète un abri ;
Soudain, une silhouette me prend au dépourvu
Mon cœur s'emballe et apeurée, je pousse un cri
Après avoir cru à un mystérieux mammifère,
Je comprends que l'ombre s'emboîte dans mes pieds ;
Le sol vomit sa lave, serait-ce l'Enfer ?
Aux alentours, l'insécurité rôde, je me sens épiée
Méphistophélès semble prendre possession de mon âme
Je vois tout tourner, serait-ce ad vitam aeternam ?
A des années lumières du Royaume des sélénites,
Je ne sais où puiser une eau potable qui soit bénite
Sans jamais avoir rencontré d'éléphants roses,
Loin, si loin de la Terre, mon esprit plane ;
Poudres, seringues, comprimés, il y a pourtant la dose
Mais rien à faire, ce monde n'est que d'os et de crânes.
(Janvier)
Poème publié le 14/01/2012 à 09h17.
Thèmes : Drogue, Hallucinations, Panique
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Par misslaura60 le 15/01/2012 à 11h57
How could you be so heartless ?
Des images qui fusent en lisant ton poème. Je suis fan !
Par rosesblack le 14/01/2012 à 18h31
Valentin <3
Magnifique
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