Enfermée
Enfermée dans cette salle si grande
Babillage inutile du n'importe quoi
Erreurs fatales ne plus rien comprendre
Envie de hurler de courir se sauver
Souffrance intolérable envie de bouger
La petite fille se mord les lèvres en silence
Ne pas broncher ne pas crier ne pas partir
Encore une heure temps qui s'écoule
Se calmer respirer espérer envie d'air
Rester stoïque ne plus penser ailleurs
Membres crispés ne plus écouter
Voix criarde n'importe quoi plus de sens
Enfermée séquestrée horreur de l'espace
Barbouillage sur le mur tant de cris inarticulés
Appel du vent qui souffle pluie douce
Un ciel gris accueillant inaccessible
Tant de cris inarticulés inexprimés
Envie de fuir retenue encore un peu de temps
Désespoir muet toujours attendre
Sortir enfin énervée éditée soulagée
Rire de toutes ses forces pour oublier
Puis revenir encore prison nauséabonde
Effrayée désespérée tellement fatiguée
Salle chaude endormissement réveil angoissé
Tant de bruits des cris dégoût mépris
Fou rire incontrôlable nerveux
Comme des sanglots refoulés secs
Délivrée un instant encore repris
Jour gris sans heure comme immobile
Tant de tristesse comme un miroir brouillé
Des feuilles d'arbres qui tombent automne précoce.
Poème publié le 03/07/2007 à 20h41.
Thèmes : Enfermement, Horreur, Peur
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