Illusion fragile
Ce matin j'ai senti la douceur de tes mains,
Comme un flash aveuglant ciblant une évidence
J'ai fermé les yeux pour gagner quelques bribes
De l'illusion fragile qui s'en allait à peine,
La retenir, te retenir, c'est tellement bien,
Tellement bon de savoir que je peux revenir
Dans le creux chaud d'un lit là tout contre ton corps,
Tell'ment bon de t'avoir quelques minutes encore,
Et de te voir en vrai m'aimer et me sourire
Tu me manques si bien que je te vois en rêve
Et que c'est le seul biais que j'ai moi de t'aimer
Je veux fermer les yeux, m'obstiner, et j'en crève
Qu'un moindre bruit dehors dissipe ces nuitées
Non, ne pars pas, je t'imagine toujours
Bien que le soleil frais entre par la fenêtre
Ne pars pas c'est trop tôt, je meurs au petit jour
De me réveiller seule sans un mot, sans une lettre
Sans une parole de toi glissée dans mon oreille
Sans la chaleur des draps pouvant prouver ta trace
Sans un regard pour me réconcilier au monde.
C'est si triste de courir après toi, de t'appeler
De crier ton nom en espérant une réponse ;
J'ai la vaine énergie de quelqu'un qui se noie :
Seul le rêve me permet d'être encore avec toi.
Poème publié le 11/10/2011 à 11h42.
Thèmes : Amour, Manque, Rêve
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Par merovingien le 12/10/2011 à 14h04
On ne vit pas parce que l'on souffre mais on souff
très joli
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