Je pense à vous
A vous les orphelins du cœur
A vous les naufragés de l'âme
A vous, qui n'avez plus de pleurs
Vous qui ne vivez que de drames
Le regard de la société
Vous envoie direct en enfer.
On vous refuse la dignité,
On vous envoie plus bas que terre.
Vous qui êtes sans hébergement
Vous que l'on traite de chienlit
Vous à qui on vol' les enfants,
Vous que la société renie.
C'est en octobre, une fois l'an,
Que notre conscience s'éveille.
Une émission sur petit écran
Puis notre conscience sommeille
Vous vivez dans notre ignorance,
Vous arpentez les journées vides,
Sans même l'ombre, la présence
D'un espoir qui tourne à vide.
J'aimerais semer tant d'étoiles
Sur les chemins de votre errance
J'aimerais tant que nos cœurs voient
Tout votre peuple aux abois
Vous, qui êtes tant en détresse,
Surtout sachez que je vous aime
Vous que l'on traite avec rudesse
A vous, je dédie ce poème.
17 octobre – Journée internationale du refus de la Misère.
Poème publié le 20/10/2011 à 07h43.
Thèmes : Détresse, Errance, Ignorance
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