Joyeux Noël
Elle joue avec son doigt, son ongle est aiguisé.
Sur la langue une coupure, et le sang de couler.
Le long de sa peau pure, s'étend ce filet rouge.
Un sursaut qui se voit, et des membres qui bougent.
Ou du moins qui le veulent, entravés par des liens.
Ligotant cette femme, tout ça pour notre bien.
Jouant avec nos lames, attendant notre tour.
Et cette femme qui gueule, désirant voir le jour.
Sa tortionnaire qui joue, lacérant cette peau.
Caressant son corps blême, s'attaquant à ses os.
On pourrait croire qu'elle aime, en voyant son rictus.
Qui déforme ses joues, et m'émeut encore plus.
Sous les coups de massue, les cris s'intensifient.
Et les os qui se broient, résonnent comme un doux bruit.
Elle a fait un bon choix, défonçant son bras droit.
Et s'appuyant dessus, déformant quelques doigts.
Puis, reprenant sa lame, la monta à ses yeux.
Afin de contempler, le maitre de ce jeu.
Les paupières enlevées, l'œil doit se méfier.
Le sang et les larmes, aident à l'enlever.
Le globe entre les mains, mais toujours attaché.
Il restera pendu, le temps est écoulé.
Mon heure enfin venue, je ne perds pas de temps.
Ce moment est le mien, elle souffrira longtemps.
Elle doit rester en vie, si je veux profiter.
Et en un coup de lame, ses joues sont traversées.
Les hurlements de l'âme, jusqu'au coin de ses lèvres.
Font renaitre l'envie, d'un beau travail d'orfèvre.
La bouche emplie de sang, le sourire agrandi.
À la moindre morsure, les cris s'intensifient.
Si j'écarte une coupure, la mâchoire s'ouvre en grand.
Le corps en mouvement, et ce gros trou béant.
Toujours se balançant, retenu par le nerf.
Devinez qui attend, c'est le globe oculaire.
C'est sur celui qui pend, que se porte mon choix.
Tout maculé de sang, on dirait qu'elle me voit.
Découpant son iris, laissant couler l'humeur.
Le serrant dans ma main, comme on tient une fleur.
Et renforçant mes liens, jusqu'à ce qu'il éclate.
Forçant de tout mon vice, cette main écarlate.
Le temps m'étant compté, avant de laisser place.
Il me faut pour finir, non pas que je me lasse.
Ne pas devoir l'occire, au moins pour le suivant.
Le prochain est l'aimé, celui la possédant.
Car il s'agit bien là, d'un simple jeu d'amour.
Cette femme voulant, car aimant pour toujours.
Avec moult passion, à son homme s'adonner.
Laissant entre ses doigts, le soin de la tuer.
Un cadeau de noël, comme pour se justifier.
Voulant faire plaisir, mais désirant crever.
Souhaitant me voir venir, moi qui suis son frangin.
Et, la désirant elle, personnage féminin.
Cette femme qu'elle a aimée, à qui elle obéit.
Liées par un contrat, se disant sa soumise.
Et qu'elle rencontra, au début de sa vie.
Apprenant le respect, au gré de ses envies.
Sa maitresse torturant, faisant plus mal encore.
Le terrain préparé, tout le long de son corps.
Et voila son aimé, dans les mains un couteau.
Enfonçant tendrement, sa lame dans son dos.
Le cadeau dépecé, mais toujours haletant.
Il faudrait pour finir, mettre fin aux tourments.
De la lame se saisir, et viser dans l'orbite.
L'amant doit s'en charger, mais ne pas le faire vite.
Poème publié le 22/07/2009 à 20h54.
Thèmes : Cadeau, Gore, Noël, Sang
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Par petite-mina le 10/08/2009 à 19h15
rien n'est impossible si tu le veux tu peux
Oo trop beau touchant mais si triste ...
Par alexia4ever le 23/07/2009 à 10h38
C'est triste mais tellement beau!
+5, j'adore!
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