L'abbaye
Quand on lève la tête, sur la sombre ruelle,
vous nous dites que vous êtes, toutes au moins aussi belle.
Mais dis-lui que demain, surtout s'il ne peut pas,
on verra le chemin, avec nos traces de pas.
On remontera le temps, on jettera nos stylos,
on écrira autant, regardant les silos.
Nous irons peindre, sages, sous le beau crépuscule,
ce jolie paysage, avant qu'il nous bouscule.
De nos yeux ébahis, de nos doigts agiles,
naîtra une abbaye, cachée derrière une île.
Du haut de son clocher on volera le vent
On pourra se jeter, maintenant il est temps.
Puis arrivé en bas, on descendra encore.
Et on rigolera en voyant nos efforts.
A présent englouti, il nous faudra marcher
Nous avons assez ri, pas encore travailler.
On doit déjà penser à tous ceux qui viendront,
Que l'on verra pleurer pendant l'enterrement.
Poème publié le 29/01/2008 à 20h21.
Thèmes : Folie, Inspiration. abbaye.
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Par un-papillon le 31/01/2008 à 21h29
"Le plus corrosif des acides est le silence"
Je n'ai qu'une seule chose à dire: j'aime beaucoup...l'on se laisse emporter par ces images, par ce mystère...
Kazan a eu raison de parler des rimes internes (que lui même, soit dit en passant, maîtrise à merveille) car ça donne un agréable rythme, et une lecture très fluide...
Hidden.
Par babar51 le 30/01/2008 à 19h37
La noirceur des tenebres nocturnes de la nuit !
Ouaip, pas super facile a faire...
Par kazan le 29/01/2008 à 21h13
Mieux vaut un emprunt assumé qu'un plagiat soupçon
Bravo...j'aime beaucoup...deux rimes par vers...j'adore!
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