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L'étranger de la fête

C'était une chaleureuse soirée.


Lorsque dévoilait sa magie la harpe,
Une demoiselle m'apparaissait,
Tandis qu'elle ôtait manteau et écharpe,
Je pouvais la laisser me fasciner.

Une longue robe la sublimait
De noirs secrets et de bordeaux désirs,
Ses cheveux dans le vent se balançaient
Elle portait une aura de sourire.

Absorbément curieux, je l'approchais
A la recherche de quelque détail,
Quand tout à coup me glaça les entrailles
Son absurde idée de se retourner.




Lorsque les violoncelles s'imposaient
Je vis un homme qui me regardait
Mais qui était cet étranger, Pardieu !
Qui avide, m'engloutissait des yeux !

Et ces yeux, quels yeux ! Lacs immortels gris,
Profonds océans, brumes de mystère !
Mais que faisait cet homme ainsi tapi
Aux ombres de nuit, abords de clairière !

J'essayai de retourner à la fête :
J'allais vers la foule d'un pas noueux.
Etourdie par ce profond ténébreux
Hébétée par ce mystérieux espiègle !




Alors que festoyait la cornemuse
Elle partait se mêler à la danse
Ô majestueuse dame Clémence !
Magnifique de qui la chaleur fuse !

Courageux je lui emboîtai le pas
Invitai sa main autour de mon bras
Elle me regardait d'un air stupéfait
Et nous dansâmes, tout intimidés.

La ronde était vive et nous entraînait
Aux rythmes de chansons énergétiques
Les bras et les sabots se balançaient
Aux rythmes de musiques folkloriques.




Alors que les flûtes se fiançaient
L'Homme pressait ma main d'un petit coup,
Inévitablement je retombai
Dans ces yeux gris qui avec le cœur jouent.

J'avais pressé sa main d'un petit coup,
Elle me regardait attendrissante
De ces yeux ronds qui avec le cœur jouent
Avec sa bouche rouge sang saillante.




Alors que l'on battait les tambours graves
Je me décidai à emmener l'Elfe
Au chevet d'une rivière, doux mirage.
Elle se laissait guider, heureux trèfle.

Je fus content d'un "Viens" et l'emmenai
En mon paradis de flore secret,
Au sein d'un couvent de grands peupliers,
Où une rivière grise coulait.

D'un geste souriant je l'invitai
A s'asseoir sur une mousse-rocher
Et à côté d'elle je reposais
Mes cinq sens de frisson émoustillés.




Alors que murmurait le noir basson
Ce tendre étranger de moi s'approchait
Nos deux êtres toujours communiaient
Par nos regards ébahis furibonds.

Irréelle, magique connexion !
Il déposait sur mes lèvres rosées
Tendrement, le plus gourmand des baisers.
Ô tendre Etranger ! Ô douce passion !

Il m'allongeait sur un tapis de feuilles,
Sur un duvet de plumes forestier,
Et venait m'y rassurer, millefeuille,
Dôme de chair et de virilité.




Alors que l'on faisait jouir les violons
Je parais son corps de mille caresses
Et de ma bouche chaude papillon
Baisais son être avec délicatesse.

Je découvrais son corps couleur de lait,
Ses seins charnus de perles décorés,
Son cœur de feu sans cesse m'appelait,
En une pulsion je la pénétrai.

Mirobolant orgasme ! Magnifique
De qui la chaleur fuse ! Euphorique,
Sensuelle, magique connexion !
Ô douce vierge ! Ô vive passion !

Poème publié le 03/10/2010 à 22h15.
Thèmes : Fête, Inconnu, Village, Virginité

Rappel : Ce contenu est protégé par le droit d'auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans le consentement de l'auteur.
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Commentaires

Avatar de whimsical

Par whimsical le 04/10/2010 à 21h46
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