La Chute d'un empire
Amis, laissez-moi vous conter l'histoire
Que connut à notre époque, l'un des plus grands empires,
Dont il ne reste aujourd'hui, en mon souvenir,
Que quelques lambeaux de mémoire.
Alors que le roi Raisonnable n'était qu'un mendiant,
Qui passait ses journées à tenter de tuer le temps,
Il rencontra une somptueuse princesse
Qui lui fit entendre sa détresse.
Bien qu'il n'était qu'un gueux,
Le roi n'en restait pas moins généreux,
Pour lui venir en aide, il lui offrit alors,
Écoute et empathie. A notre époque, que de beaux trésors !
La princesse en fut tellement enchantée
Qu'elle fit construire un palais où, elle et lui, furent hébergés.
Le roi, autrefois passant solitaire à l'air misérable,
Devint soudain un monarque vénérable.
Ensemble, ils se mirent à ériger un empire,
Brique après brique, pierre après pierre, les maisons se bâtirent.
Les faibles armées devinrent si puissantes et l'on pouvait voir,
Peu à peu, ce nouvel Etat gagner des territoires.
Ainsi en était-il, l'empire florissait.
Le peuple heureux, mille louanges, chantait.
Et grâce à la reine qui l'influençait
En le roi, un homme nouveau naissait.
Mais quelque part,
Tapi dans le noir,
Un démon d'ivoire
Réclamait plus de pouvoir.
D'un mal étrange, le roi fut saisi
Et celui-ci senti une douce folie,
Qui peu à peu s'emparait de lui :
De trop ambitieux projets il vit.
Il se mit alors à prendre des risques inconsidérés
Devant la reine, il se mit à donner des ordres insensés,
Il demanda aux soldats de ses armées
D'attaquer les alliés de la reine pour les détrôner.
Celle-ci, désarçonnée par ces rêves de réussites,
Sans dire mot, du roi prit congé et la fuite.
Elle quitta précipitamment le palais,
Non sans avoir annulé les futurs projets.
Le roi, constatant ce départ précipité,
Déploya tous les moyens pour la rattraper.
A cela, il dépensa tellement d'énergie,
Qu'il ne vit pas que tout s'écroulait autour de lui.
Lorsqu'il recouvra la raison le troisième jour,
Il put voir qu'il était dans le désert au milieu des vautours.
Une peine indescriptible s'empara de lui
Car il était en son palais, et cela, il le comprit.
Sous les conseils avisés
Du dernier de ces conseillers
Il écrivit à la reine pour demander son retour,
Promettant de ne plus jamais se laisser aller à pareils détours.
La réponse qui s'ensuivit,
Mettait fin à la monarchie.
Le roi redevint vagabond
Qui n'avait à nouveau plus de maison.
On dit que loin il s'en est allé,
Que sur son erreur il ne cesse de méditer.
On dit qu'il attend de pouvoir un jour rebâtir,
Avec l'aide de sa reine, un nouvel empire.
Que vous puissiez ou non y croire,
Telle est mon histoire.
A l'heure où j'écris ces lignes,
Je cherche encore des signes.
Amis, il faut le demeurer !
De trop vouloir, il faut se garder,
Car à trop demander
Il peut ne plus rien vous rester.
On s'est trompé de combat,
On s'est trompé d'ennemi.
C'est ainsi qu'en trois jours et trois nuits,
Du prometteur empire, plus rien il ne resta.
Poème publié le 23/06/2008 à 14h04.
Thèmes : Amitié, Chute, Douleur, Empire, Séparation
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Par zawakael le 23/06/2008 à 17h36
MA-GNI-FI-QUEUH, une vrai merveille
Il est vrai que je suis souvent fan des poème-histoires, mais celui-ci est particulierement réussi, aussi bien dans sa construction que dans ses rimes.
Bravo, tu es vraiment doué
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