Le barrage.
Au milieu des montagnes sages,
Je suis, tremblant avec rage,
Immobile et sans rivage ;
Je suis un barrage.
Ancien enfant de la nature,
Je suis un lac de grande envergure.
Noyé car brûlé par mes blessures,
Une griffure remplacée par une torture.
Levée, du haut de ma grandeur
J'essaie d'affronter mes peurs,
D'enfin cesser la douleur
Pour refleurir mon cœur.
Achevée dans ma déchéance
D'avoir abusé de ma méfiance,
Gardée pour moi mes défaillances,
Je cours après mon absente chance.
Immense étendue aquatique,
Transportée par un élan extatique,
Je vibre, comme électrique,
De ma lourde charge épique.
Mon armure alors se perce
Et se coule dans la plaine adverse.
Je me vide, je me déverse,
Pour contenir encore des averses.
Peu à peu tarit l'eau,
Le bruit des gouttes perd son écho,
La vallée rejette son fardeau
Et se repeuple : la vie éclot.
Poème publié le 03/02/2012 à 22h54.
Thèmes : Combat, Dépression, Tristesse
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Par emilie067 le 05/02/2012 à 14h56
Mes livres : http://www.edilivre.com/je-ne-veux-pa
j'aime bien surtout les deux premières strophes !
Par luludu68 le 04/02/2012 à 18h20
A Thousand suns.
J'aime bien !!
Par gaetanar le 04/02/2012 à 16h07
j'avoue j'en ai bavé pas vous ?
C'est beau !
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