Le beau et sot Rimbaud (3/3)
L'orientation sexuelle est innée,
Il n'y a pas de quoi se lamenter
Du jugement de tes contemporains,
Des gens nobles et vilains.
De ta vie, j'ai regardé son déroulement
Ses qualités, ses défauts, ses tournants.
Ainsi va la vie, pleine de surprises,
De rires, de pleurs, de mises.
Que nous sommes étroitement uniformes,
D'écrire en bas âge sous toutes les formes.
Toi, tu écrivais en vers et en prose,
Moi, les vers surtout, mais bon, c'est la même chose.
Tu as fait des fugues très jeune
Échouées, mais toujours tenaces.
Sans fugue, je me nourris et déjeune
D'embrouilles et d'amours lasses.
Tout n'a pas été toujours rose avec Verlaine,
Comme on dit, mi-coton mi-laine.
Mais si tu voyais mes souffrances de maintenant,
Tu comprendrais pourquoi je suis triste d'être vivant.
Ainsi, quand j'écris, c'est avec le sang de mon cœur,
Acclimaté à l'amour plein de malheur.
Écrire me permet à moi aussi de réguler mes effrois.
Souvent, je me dis que j'ai un Rimbaud en moi.
Poème publié le 05/10/2008 à 17h42.
Thèmes : Adolescence, Ecriture, Hommage, Jeunesse, Litterature, Monde, Rimbaud
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