Le prisonnier sans cœur.
L'horizon est obscur, sans phare ni lueur ;
Je progresse à tâtons dans ce dédale froid,
Et je recherche en vain une douce chaleur,
Qui pourrait libérer mon esprit de l'effroi.
Et puis je tourne en rond dans ces méandres noirs ;
Je me perds et j'en pleure en espérant trouver,
La main qui m'offrirait une once d'espoir,
La foi en l'avenir, la force de rêver…
Et je me dis qu'un jour je verrai le soleil,
Transpercer le brouillard de ces rayons dorés,
Illuminer mes yeux, me sortir du sommeil,
Pour visiter la vie et ses lieux colorés.
Peut être es-tu le feu qui brûlera mon cœur,
Fera fondre glace emprisonnant mon âme ;
Celle qui m'aimera d'une violente ardeur,
Embrasera mon corps d'une indécente flamme…
En t'attendant je crie du fond mon abysse,
Personne ne répond, seul ce maudit écho,
Me ramène à ma cage où m'attend mon supplice,
Et je souffle à mon cœur que tu viendras bientôt…
Poème publié le 09/07/2010 à 11h55.
Thèmes : Coeur, Prisonnier, Solitude, Tristesse
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