Le temps qui passe
On se ressemble un peu tous les deux
Nous étions fait pour ne jamais nous rencontrer
Et puis le hasard a fait qu'un jour, au gré d'un vœu
Sur ce grand boulevard des ondes, nous nous sommes croisés
Perdue tu l'étais, je n'ai fait qu'écouter qu'un peu de toi
Nous n'avions que peu en commun, que le fait d'exister
C'était déjà énorme tellement en moi tu avais foi
Qu'ai-je fait pour cela qui puisse t'attirer ?
Attraction bien légitime, d'une enfance en perdition
Ces mots non dits, qui usent le cœur et l'âme
Quand tu me les as donnés, j'ai accepté sans condition
D'être à ton écoute le temps que ton cœur serait en panne
Tu as grandi si vite, et sans appuis solides à tes côtés
Tu as mis un pas devant l'autre, en aveugle, en tâtonnant
Je ne suis pas un de tes parents, je n'ai pas cette faculté
Je ne pourrais être que celui qui t'écoutera tout doucement
J'ai mal quand tu as mal, même si cela ne se voit pas
Cette douleur me donne la force de l'écoute
Tu es en confiance avec moi qui ne te juge pas
Je ferai tout, pour que cesse ta déroute
Lorsque tout redeviendra normal et que le temps passera
Lorsque tes peurs et tes doutes s'envoleront
Lorsqu'il n'y aura plus que des traces de moi
Alors le temps, fera que de nos univers, nous disparaîtrons
Simple perspective envisageable, aisément tu le comprendras
Lorsqu'il court, le temps ne s'arrête jamais, même pour rire
Telle une balle qui rebondit constamment, tu t'envoleras
Et je resterai, en souriant, je te regarderai partir..
@Jean Fred 09.06.06
Poème publié le 12/08/2006 à 08h09.
Thèmes : Amitié, Amour, Départ, Enfance
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