Les malheurs de Jean
Cette histoire se passe il y a fort longtemps
En un pays qui dort aujourd'hui au fond des eaux
En Atlantide un fermier parcourait son champ
Son bœuf à ses côtés discutait de ses veaux.
L'animal avec force tirait une charrette
Le fermier portait le sacs d'avoine sur son dos.
Ils bavardaient plus que les poules ne caquettent
Discutant de leurs enfants à leur yeux si beaux.
« Nous n'avons pas de chance, dit le fermier à son compère
« La Providence aurait pu nous faire naître frère
« Tu sais bien mon ami, lui répondit le bœuf
« Que nous ne sommes pas de sang commun mais d'âmes sœurs.
« Et c'est pour cela, reprit le fermier heureux
« Que je te fais cette demande du fond du cœur
« Veux-tu bien, Jean, être le parrain de ma jeune fille ? »
Le bœuf ému de cette requête lui répondit
Que jamais de sa vie il ne fut aussi fier
Et qu'il s'en occuperait comme un deuxième père.
Et cent-cinquante ans après ils riaient encore
Mais un tragique évènement survint alors.
Tandis que le bœuf gardait la fille du fermier
Arriva l'accident qui les séparerait.
La jeune fille ayant tout juste quitté l'enfance
Un beau matin, un garçon au bras s'en allait
Poussée par les vents de la Providence
Main dans la main sur les chemins ensoleillés.
Neuf mois après naquit l'enfant de leur union
De rage, son père alla voir son ami le bœuf
Criant, l'insultant, les larmes ruisselantes aux yeux,
« Je t'ai fait confiance, animal de trahison
« Pas même capable de surveiller ta nièce. Elle part
Et moi me voilà grand-père d'un enfant bâtard »
De rage et de désespoir le fermier tua.
À ses pieds gisait le corps de son grand ami,
Le fermier pris de remords le prit dans ses bras
Pria le ciel de lui rendre quel qu'en soit le prix
Le Divin restant sourd à ses implorations
Laissait seul le fermier à ses lamentations.
Deux jours et deux nuits passèrent sans qu'il ne partit
Seul il creusa alors la fosse de son ami,
Lui fit de nombreuses prières et l'enterra.
Peu après le fermier tomba en dépression
Ne pouvant s'imaginer qu'il ait pu faire ça.
Mais plus tard le vieil homme en perdit la raison
Il en vint même à parler de se suicider
Ce qu'il, au grand malheur de sa fille, fit après
Lui qui maintes fois avait tué les petits veaux
Tua son ami pour un acte des plus sots.
Il se nourrissait de la chair de ses petits,
Tua lorsque sa propre famille s'agrandit.
Les hommes se croient supérieurs à leurs animaux
Mais ne comprennent pas qu'ils sont vraiment égos
(notez le jeu de mot...)
Poème publié le 24/02/2011 à 17h13.
Thèmes : Allegorie, Atlantide, Boeuf, Mourir
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Par noir-fluo le 25/02/2011 à 17h41
Hey des alléxandrins c'est chaud à faire, à la base c'est une écriture d'invention pour ma prof de français !
Par violetta le 24/02/2011 à 23h11
Spring ! =)
Très spécial !
Par the-dreamy-fairy le 24/02/2011 à 19h02
Paris magique <3
Je suis partagée xD
J'aime vraiment le début, et même l'ensemble du poème est très original, mais la chute manque un peu de subtilité, disons que j'aurais plus instituer sur le meurtre de son ami, et sur la moral (après ce que j'aime bien, c'est que tu passes assez vite sur le fermier qui se suicide et tout ^^)
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