Les Vestales
Il souffle sur mon front un vent de quiétude
Qui lisse les vagues de peau, les solitudes,
Mes chapelets, mes colliers blancs d'hivers rudes,
De nuits sans lune et des noirs insolubles;
Car l'amour de son visage, l'amour de son corps
Est comme un soleil vif enfiévrant mon cœur.
La route n'est plus pleine de ma seule ombre,
L'ombre acculée recule, bascule et sombre
Le jour nouveau est rouge et recèle un peu d'or
Qui neige en particules sur les lueurs du Nord.
Au loin les toits rosés sont blancs de lumière,
De prières exaucées et de joies passagères:
Car tout s'effrite. Les clairières, les oiseaux et même
Les amours diluviennes sous l'assaut des éclairs.
Certes, tous méritent de ne pas disparaître,
Mais seuls quelques heureux sauvent leurs amourettes
En braves Vestales, leurs brasiers, leurs baisers, leurs feux de cheminée.
Poème publié le 23/10/2010 à 01h33.
Thèmes : Amour, Eté, Renouveau
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Par un-papillon le 27/10/2010 à 16h03
"Le plus corrosif des acides est le silence"
Très beau, la première strophe une pure merveille...
Par luludu68 le 23/10/2010 à 11h23
A Thousand suns.
j'aime ! + 5
Par alexia4ever le 23/10/2010 à 10h13
Bon poème, j'aime bien
4*
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