Lettre à Ariane
Certaines douleurs ne coulent pas dans l'eau douce...
Elles s'écument doucement comme les vagues et les marées
Elles rongent le cœur et l'âme elles partent avec les années...
Elle écoule la haine et donne souvent la frousse
à celui qui soudain évacue ses remords...
Dans l'eau pourrie du cœur, celui qu'on a brisé.
L'espoir telle une digue la retient des débords
Pourrissant toute la foi des rêves inachevés.
Arrête donc Espoir de retenir cette eau !
Elle est croupie, salie, tourne avec les années
Chargée de poissons haines, de planctons marginaux
qui gangrènent et qui tuent. Tu perds l'envie d'aimer.
Petite étoile d'or, ta place est dans le ciel !
Ne te laisse pas ternir par ce marais putride
Lâche ces espoirs futiles, ces amours éternels
Ils n'ont pas de place dans mon désert aride.
Et ouvre-moi ces vannes qui tous les jours te tuent !
Toute ta force et ta foi, tes rêves et tes prières...
Tu es exceptionnelle et tu auras vécu !
Tu sais bien que la vie n'a de place aux ténèbres !
Tu vis tu rayonnes ! Tu as la foi ! Moi je meurs.
Tu sais que l'aiguille de mon cœur tourne à l'envers
C'est moi l'horloger, ce serait une erreur
grave... de le réparer par ce qui l'a ouvert.
Et il n'y a que moi qui sois mon propre orfèvre...
J'ai pour vis et écrou, le temps inexorable,
Mon avions, la moto, vos amitiés fidèles...
Ils resserrent mon cœur, et broient cette haine détestable.
Tels tes éclats de rire en guise de marteaux
frappant sur cette aiguille vraiment désorientée
incapable de se pointer sur ces idéaux !
Une aiguille de la mort, une aiguille de malheurs
qui se repositionnera au fil du temps.
Ce temps que je n'ai pas, qui ferait ton bonheur
Tu dois laisser tes rêves loin de mon cœur mourant.
Et je sais qu'ils ont une bien plus grande destinée
que de jouer les gardes-malades très masochiste
Tu dois te protéger ! Tu dois y renoncer !
La lune est une impasse, qui à la vie résiste.
Tu ne pourras pas changer ce qui me vient de droit
C'est à dire décider ce qui pour moi est bon
Aimer est une chose trop prématurée pour moi !
Je dois d'abord régler ce qui en moi se rompt,
Les hommes et les problèmes qu'ils m'ont tous imposés
C'est pourquoi aujourd'hui j'ai besoin d'amusements
Ton amour n'a rien de superficialité...
Et c'est un trésor pour lequel personne ne ment.
Garde-le pour un temple qui saura l'accueillir
Tu es belle tu es jeune, tu as la force d'aimer !
Je languis notre amitié celle qui fait guérir
mes peines quotidiennes, mes tracas journaliers.
Je voudrais être celle qui réceptionne tes larmes
malheureusement pour moi, je n'en suis que l'origine
Je ne pourrai pas succomber à tes charmes
Mais je veux être là quand la dernière épine
qui te retient à moi, s'éteindra dans les yeux
de la femme merveilleuse qui fera ton bonheur...
ressuscitant alors nos rires fabuleux,
notre complicité, notre AMITIÉ sans peur !
Poème publié le 25/03/2009 à 02h07.
Thèmes : Amitié, Amour, Amour impossible, Femmes, Homosexualité
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Par marierwanaiz le 29/03/2009 à 20h02
http://www.ririe.new .fr/
Je te remercie... y'a vraiment un morceau de mon cœur dans ce poème...
Par mywonderwall le 29/03/2009 à 14h39
A défaut de ses bras elle s'endort dans ses mots..
Superbe texte, vraiment bien écrit.
Tu as un talent certain pour choisir les mots qu'il faut pour toucher au coeur le chanceux lecteur qui rencontre ta plume.
En plus d'être merveilleusemnt bien écrit ton poème est très émouvant, j'aime beaucoup.
Bonne continuation!
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