Marie des mésanges, Marie belle comme un lys
Quintessence des nocturnes solitaires
Au gré des lunes propices aux voyages
Entre les mondes et leurs mystères.
Venteuse nuit… Mon coeur s'égare
En de noirs et dantesques pacages…
De troubles et ténébreux regards
Jugent le tapis déroulé de mes péchés.
Où êtes-vous donc, femme d'entre les femmes,
Quand mon âme se voit entachée ?
Mère compatissante et douce, Marie des anges,
Vous qui savez pleurer ceux qu'on diffame,
Est-ce vous, dans l'azur et l'or des mésanges ?
Ce soubresaut que je dissimule au mieux
Ce sanglot étouffé, est ma demande en pardon.
Cette nuit, j'offre mon âme aux cieux !
Puisse votre amour incommensurable
Laver la souillure et l'involontaire affront.
Je m'en remets à vos mains charitables.
Les sentiers de la honte, je les ai tous battus ;
Les océans de volupté et les volutes de l'oubli,
Je les ai, un jour, mais quand je ne sais plus,
A même les mains ou en de précieux calices,
Goûtés depuis le nectar jusqu'à la lie !
Marie des mésanges, Marie belle comme un lys,
A vos pieds je dépose les épines et leurs roses.
C'est le siffleur, le perfide qui se tord et vomit
Le rampant à la voix sans vers et sans prose,
Le serpent de mes forêts aux ombres sinueuses !
Vous qui ne le craignez, ni de jour ni de nuit,
Je vous implore, vous, Marie la bienheureuse…
Poème publié le 04/08/2006 à 23h45.
Thèmes : Femme, Implorer, Marie, Pêchés
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Par azzurra le 30/08/2008 à 19h31
Un poème très spécial!
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