Naufrage humain
* A moi s'ouvraient les horizons du voyage,
* Et les immenses portes du carnage,
* Je déambulais en cette douce matinée,
¤ Les flots me murmurant des plaisirs sacrés.
¤ J'avais vu, prendre place au ciel, une ombre noire
¤ Et mon coeur chantait des rimes pleines d'espoirs
* Mais un bruit aveuglant vint frapper à ma porte,
* Il frappait durement nos âmes pourtant si fortes.
* Le luxueux navire qui m'avait tendu la main
¤ Maintenant me piquait d'un perfide venin
¤ Des hurlements perçants m'arrachèrent le bonheur
¤ La peur du naufrage se gravait dans mon coeur.
* La cloche tapa dans nos têtes l'évacuation,
* En remontant je voyais ces hommes se battre pour un chiffon,
* L'avis du naufrage, leur vie en éclat,
¤ Je ressentais déjà, l'appel au trépas.
¤ Et les vagues vomissant de la blanchâtre mousse,
¤ Balançaient le bateau, danseuse qui se trémousse,
* Voyant ce tas de chair pourrir,
* Je recousis les déchirures de l'atroce souffrir.
* Gibier de la mer, du monde, de sa puissance,
¤ Tu as noyé ces corps et bercé nos souffrances
¤ Regarde-moi crever dans les flots écarlates
* Rougis éternité et note cette date !
Poème publié le 27/06/2008 à 21h51.
Thèmes : Désespoir, Eternité, Fin mort, Horreur, Humanité, Nauffrage
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