Orpheline
Orpheline de père je suis,
Mes cheveux sentent la vanille
Orpheline de père je suis,
Je voulais juste être sa fille.
Mais il n'a pas voulu, pas pu,
Une famille déjà il avait,
Femme, enfants, tout y était,
Pas de place pour une de plus.
C'est en juillet qu'il s'est enfui ;
Seule avec moi-même, seule de lui,
Je ne peux m'empêcher de pleurer
Même si je déteste ce goût salé.
Jamais il ne reviendra,
Jamais plus il ne se souviendra,
Pourquoi je l'aimais tant,
Pourquoi je lui donnais tant.
Tant de moi, tant de tout ce que je pouvais;
Je n'ai pas posé les bonnes questions,
Je voulais lui demander ce qu'il aimait,
Je me suis limitée à "est-ce que vous m'aimez"?
Je ne pensais pas à mal en l'aimant,
Je pensais que tout était clair,
Mais il ne voulait pas être mon père,
Encore moins mon confident.
Je dois me faire une raison:
J'ai vingt ans et ce père
Que je recherche, cette obsession,
Ne peux exister, c'est pourtant clair.
Orpheline de père je suis,
Mes cheveux sentent la vanille ;
Orpheline de père je suis,
J'aurais bien aimé être sa fille.
Poème publié le 16/08/2008 à 22h02.
Thèmes : Abandon, Famille, Fille, Père
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Par mimi-heath le 17/08/2008 à 10h57
Je crains ce que je veux et veux ce que je crains.
c'est très beau
+5
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