Papillon et prince universels
Ce poème est dédié à un sujet universel.
Une fille, un prince à un bal.
Histoire mille fois contée,
Conte ridicule d'un banal !
Et pourtant est dans ma vie essentiel !
Ce soir, notre héroïne a fait un effort,
Comme pour pousser, encourager le sort.
Un corset de cuir noir,
Un ras de cou en satin,
Le tout avec des gants de dentelle.
Elle avance, la tête haute sur ses escarpins.
Tous les yeux sont rivés sur elle.
Apprêtée pour un conte de fées, elle est belle et bien réelle.
On l'invite à danser la valse,
Elle sourit, et commence son envol.
En éveil sont tous ses sens,
Elle rit aux éclats, tourbillonne.
Ses pas tels ceux d'un papillon résonnent,
Comme si elle oubliait les lois de l'apesanteur humaine.
Soudain, un éclat de rire lui tranche le cœur,
Un bout de verre lui transperce le corps.
Il est là,
Ne la regarde pas,
Une femme dans ses bras.
Elle s'arrête, atterrie brutalement,
Retrouvant la force de ses sentiments.
La lueur de ses yeux change de couleur,
Devient celle de la colère.
Mais son sourire, lui, est toujours là, c'est son seul allié.
Elle le sait, elle le sait qu'à cet homme elle est aliénée.
Les sourires abusifs des autres lui semblent dérisoires.
Elle ne désire rien d'autre qu'une lame de rasoir.
Elle s'assoit, et tombe dans le gouffre infini de ses pensées.
Soudain, il s'approche, et d'un doux sourire inoubliable
Lui tend la main, sans préalable.
C'est alors que commence une danse.
Danse des promesses, des regards et sourires complices.
Le monde s'arrête, leur laissant l'ultime privilège
De tourner à la cadence d'un enchanté manège.
Pendant une minute il n'y a plus
Qu'eux, que leurs sous-entendus.
Leurs mains ne se lâchent,
Ils ne veulent que ce moment se gâche.
Il le mastique, le savoure, le mâche,
Jusqu'à la dernière goutte de désir
Sans gêne, sans reproche.
Juste de magie une avalanche.
Ils se rapprochent,
Leurs souffles s'embrassent, s'écorchent.
Mais déjà la musique, cette lâche
Les abandonne, leur coupe les ailes.
La lumière devient obscure,
Le désir une honte noire.
Les premières lueurs du soleil
Apparaissent. Son corset se transforme en guenille.
Le jour écrase le rêve.
Le noir se colore mauve.
Tout est fini,
Et c'est les joues rougies
Qu'ils se disent Merci.
Adieu Magie, bonjour Nostalgie.
Le destin se rendort,
Ainsi le veut le sort …
On pourrait croire
Que cet extrait
Est tiré d'un conte de fées ordinaire.
Mais croyez-moi, s'il-vous-plaît,
Tout ceci est vrai …
J'ai été, juste un soir, ce papillon
Que le jour a chassé,
Ce doux prince a un prénom
Et hante aujourd'hui mes pensées …
Poème publié le 16/10/2007 à 18h18.
Thèmes : Amour, Bal, Conte de fées, Danse, Désir, Nuit, Papillon, Prince charmant, Réalité
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Par helene9292 le 21/10/2007 à 11h15
Il est troooop beau!!!!
Par kazan le 19/10/2007 à 10h16
Magnifique...
Par kanemg le 17/10/2007 à 15h30
sa yé je suis fillancé
trop beau comme d'ab
ça sent l'amour sa
j'espere que ce que u veux se réalisera
biz a+ ++
Par elfiane le 17/10/2007 à 02h14
An icy rose with a metal heart
C'est vraiment très beau! Tu as changé la façon décrire une scène assez populaire et on ne se lasse pas de lire avant la fin! Bravo!
Par eau2source le 16/10/2007 à 20h46
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Trop trop beau ! C'est très touchant ! MAGNIFIQUE
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