Petit à petit
Abandonnée par un frère violeur,
Délaissée par des parents fêtards,
Avec le temps je perds de ma valeur,
Petit à petit, dans le silence du soir.
Je me lève le matin avec l'envie pressante de vomir.
Je mets le pied-à-terre sans réel but, sans réel désir.
J'en suis arrivée à me demander pourquoi ces pleurs.
Pourquoi ces pleurs habituels et dépourvus d'avenir ?
On m'a demandé quels étaient mes rêves.
Je n'ai pas répondu.
Je n'en ai plus, j'en suis aujourd'hui dépourvue.
J'étais un bateau aux couleurs vives
Que la vie a dépravé.
Je ne suis plus qu'une épave.
Mes mouvements ne sont plus que réflexes.
Tout ce que l'on peut dire ne me vexe.
L'avenir n'est pour moi constituer que de mots,
Et le présent est chez moi de trop.
Le soleil ne fait que brûler ma peau.
La lune ne fait qu'endormir mon cerveau.
Tous mes amis partent vers d'autres horizons
Et me laissent sur le pont des désillusions.
Redonnez-moi mon innocence,
Mon éternelle joie de vivre,
Insufflez-moi le sourire de mon enfance
Et le bonheur d'être libre.
J'ai perdu la notion de plaisir.
Ces petits plaisirs qui font sourire
Tout doucement, pour ne pas faire de bruit
De peur qu'ils s'envolent sans nous.
Ces papillons me fuient,
Ou c'est peut-être le contraire après tout.
Pour être intégrée dans la société,
Il faut être heureux. C'est pourquoi j'ai ce sourire figé.
Mais qui saurait deviner à travers ce paraître hypocrite
Mes yeux qu'une flamme sombre et invisible habite ?
Qui voudrait confier son cœur ou des responsabilités
À une fille qui a le cœur si lourd, si noir, et refermé si vite ?
Je ne verrai la fin du tunnel
Que quand j'aurai trouvé un but à ma vie.
Je ne pourrai regarder le ciel
Que quand mes rêves ne se seront plus enfuis
Et qu'à vivre avec mon passé j'aurai appris.
Belles paroles écrites avec justesse. Et puis
Après ? Une fois que la voix de la sagesse a tout dit,
Qu'est-ce qu'il faut que je fasse de ma vie ?
Dites-le-moi, je vous écouterai, c'est promis.
Mais faites vite car
Abandonnée par un frère violeur,
Délaissée par des parents fêtards,
Avec le temps je perds de ma valeur,
Petit à petit, à la lumière du jour.
Poème publié le 31/05/2008 à 21h49.
Thèmes : Avenir, Famille, Pleurs, Solitude, Vie
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Par helene9292 le 07/06/2008 à 18h07
j'aime beaucoup ma cécile même si c'est très dur pour toi.... ton poème est très beau comme d'habitude Bise
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