Pluton
Autrefois je portais un nom,
Je ne mérite plus cette distinction,
Je ne suis plus qu'un nombre,
Qui restera dans les ombres.
Je commence par un et fini par zéro.
Je vous l'accorde, ce n'est pas très beau,
Peut-être à l'image de ma figure,
Qui aurait bien besoin d'une cure.
Et maintenant, je voudrais dériver
Où bon me semble pouvoir aller,
Mais je ne peux que suivre mon orbite,
Qui m'empêche de prendre la fuite.
Je ne peux cependant m'empêcher
De chercher à l'admirer,
Cette planète située près du soleil,
Qui lorsque je la vois, m'apparaît comme une merveille !
J'aurais voulu être géante comme Jupiter,
Où avoir la riche apparence de la Terre,
J'aurais pu courtiser Venus,
Mais pour ce que j'apparais, me refuse.
J'aurais tant voulu pouvoir en pleurer,
Mais mon eau reste emprisonnée, glacée,
Et même si je devrais, je refuse d'abandonner,
Celle qui m'apparaît comme étant ma destinée.
Je ne suis qu'une minuscule planète,
Qui représente l'image d'un poète,
Qui s'obstine et qui s'entête,
A rêver et espérer un éternel tête-à-tête.
Poème publié le 14/04/2008 à 23h21.
Thèmes : Amour, Planète, Tristesse, Vénus
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