Réflexion sur le regard de notre mort... (I et II)
Lui
Mourir dans une clairière
Partir, tous, les rejoindre sous Terre
Rêve improbable, Rêve fabuleux
Je te voudrais rien qu'à moi, mon merveilleux.
Saigner ce liquide vital
Rougir de honte sentimentale
Sourire à cette obscurité
Qui pourrait, pour toujours, m'emmener.
Et le temps s'écoule, lentement
Vers la fin de cette longue existence
Achevée, à présent sans innocence.
Et les feuilles s'écoulent, lentement
Comme cette fontaine de sang scintille,
Sous les éclairs de tes yeux de jeune fille.
Elle
Le regarder dans le gouffre
Admirer sa beauté grandissante disparaître
Sombre présence, sombre mal-être
Et la douleur étreint celui qui souffre.
Appelle le bonheur ! Ses doigts se plient
Sur le clavier de sable où pianotait le temps
Son souffle se vide, sa conscience s'étend
Et de mes mains, s'enfuit la balle qui revit.
Et le printemps arrive, magnifique présage
Comme l'eau écarlate suit son cours,
Remplissant les veines de ce nouveau jour.
Et le sommeil arrive, magnifique présage,
Vers la Terre dirige, et installe, le rêveur
Dans son linceul, pour que toujours, il s'y meurt.
Poème publié le 14/06/2009 à 17h48.
Thèmes : Lumière, Ombre, Suicide
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Par silver1216 le 22/07/2009 à 16h49
Magnifique +5 +5 +5 lool
Par emilie067 le 16/06/2009 à 10h37
Mes livres : http://www.edilivre.com/je-ne-veux-pa
Rien à dire...c'est sublime !!!! J'adore le style.
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