Silence.
C'est comme une longue marche
Sur un chemin embué de brouillard,
C'est comme une minutieuse recherche
La lumière éteinte, dans le noir.
Un chemin sans lui est impossible,
J'ai signé de ma propre main
Au bas d'un règlement illisible :
Hante-moi si je ne dis rien.
Cercle vicieux éternel
J'ai froid sans cesse,
Je me tais, superficielle,
Et le silence m'oppresse.
C'est comme tenter d'attraper dans ses mains
Le frémissement d'une délicate mélodie,
C'est comme vouloir enfermer sans fin
La pluie qui tombe dans un flacon qui fuit.
Je peux tenter de courir, jamais il ne me perd,
Et si j'essaie de m'enfuir dans les dédales,
Seule face à moi-même je le sens qui me serre
Dans ses bras glacés, si douloureux, si sales.
De honte je le cache, l'enfouis dans mon mutisme,
Ce mal-être insensé qui me dévore telle une gangrène ;
Provoquant des sanglots violents comme des séismes
Il détruit tout ce silence, et rien ne le freine.
Poème publié le 09/02/2012 à 00h25.
Thèmes : Mal, Mutisme, Silence
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Par rhoads le 12/02/2012 à 04h23
Boîte à sarcasmes !
Joliment formulé !
Peut être que la timidité est la cause de ce silence ?
Par merovingien le 09/02/2012 à 14h29
On ne vit pas parce que l'on souffre mais on souff
Il est puissant ce poème!!!
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Je reste presque sans voix.Par contre toi il faudrait que tu cries de temps en temps histoire de lâcher un peu la pression,autant ca va briser la glace
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