Tant d'aurores se sont éteintes....
Derrière les persiennes de bois bleus,
Par l'entrebâillement de la fenêtre
L'hirondelle et le pinson, amoureux,
Ramagent leur chanson en haut du hêtre.
Mon cœur mal éveillé voudrait rêver
Aux petits matins clairs, quand le soleil
Pointait ses tiédeurs sur les draps défaits
Et caressait nos âmes à leur éveil.
Comme était prévenant le jour naissant
Au travers des vitres et des rideaux,
Frappant le matin délicatement
Comme s'il venait nous l'offrir en cadeau.
La fenêtre alors close sur le monde
Priait ta main généreuse d'ouvrir
A la vie que chantait une aronde.
Nous regardions la rose s'entrouvrir…
Tant d'aurores se sont éteintes depuis
Et les saisons belles ou froides aussi,
Du crocus pascal au millepertuis,
Les floraisons avec toi sont parties.
Maintenant, les battants restent bâillants,
Par tous les temps, sur les mornes matins ;
Ma main n'a plus guère le cœur vaillant
Pour accueillir l'aube et ses airs mutins.
Arwen Gernak
07-06-06
Poème publié le 09/06/2006 à 00h00.
Thèmes : Aurore, Eveil, Nature
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Par mandragore32 le 24/11/2006 à 22h38
Félicitations pour ton incommensurable talent !
J'ai réalisé 8 poèmes qui sont validés actuellement sur "l'Exode " et je ne peux pas en dire autant des miens ( ils sont fades à côté )! Je trouve les tiens exceptionnels !
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