The Picture of Dorian Gray
Portrait infernal de l'âme,
Pleine de vices et de pêchés,
D'un être d'une parfaite beauté.
My Lord, ne vois-tu pas ?
Comme l'odeur de ces femmes,
Rend ton parfum si rance ?
Comme ces drogues infâmes,
Font pourrir ton inhérence ?
Le peintre fit de toi une muse,
Donnant un éclat merveilleux,
Aux prodigieuses sculptures,
Et aux captivantes peintures.
Mais toi, qui ne vieillit ni ne flétrit,
Fais-tu attention à son art ?
Pauvre Basil, s'il t'entendait le maudir !
My Lord ne vois-tu pas ?
Cette peinture qui s'écaille ?
Ces traits qui se fanent ?
Cela te poursuivra où que tu ailles,
Pauvre fou profane !
My Lord ignores-tu donc ?
Que Henry a fait de toi un monstre ?
Un monstre de vanité et d'orgueil ?
Les vers qui sourdent de ton oeil,
Te dévoreront toi et ton ombre.
Le prix était à payer,
Pour voir ce si beau visage,
Encore une éternité.
My Lord, vois-tu enfin ?
Le sang sur tes doigts,
De ceux qui en toi avaient foi.
Dorian, perçois-tu la vérité ?
Ton âme entièrement dévoilée ?
Mister Gray, d'un coup violent,
De son poignard de remords tranchant,
Transperça cette toile avec rage,
Ses traits traversant tous les âges,
Avant de s'effondrer dans le noir,
Laissant pour seul souvenir impérissable,
Ce portrait d'une beauté inqualifiable.
Poème publié le 10/08/2010 à 01h17.
Thèmes : Diable, Dorian Gray, Jeunesse, Oscar Wilde, Pacte, Pêchés, Vanité, Vice
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