Toi et la Lune
il suffit que je te regarde
ton corps sous la lune,
je n'ai que ma plume
pour ne pas baisser ma garde.
Te regarder, c'est ce que je veux
assis sur le bord de la falaise
je suis tellement à l'aise
à tel point, que je me sens dieu.
Pas de tabous dans mon regard
te voir nue dans la nuit éclairée
le rond satellite semble te contempler
tout autant que moi, sans rien, sans fard.
L'océan dans sa colère sait ignorer
toutes plaintes venant des profondeurs
des âmes perdues, des cris et des pleurs
assis sur mon roc, je ne serai pas naufragé.
Tu sembles survoler le sol, tant tes pas sont légers
j'ai ton image plantée dans mon coeur
le poids de ton corps sur le mien, sans peur
le souvenir, d'hier, de maintenant, sans abréger.
Je te vois, tel que tu es, au sortir du néant
cambrée dans l'espace qui te ceint
offrant ta nudité au regard des saints
qui rougissent, comme je l'ai fait, avant.
Ils se damneraient pour un instant de toi
Ils renieraient leur foi pour te posséder
Ils se battraient pour pouvoir t'aimer
Je ris de les imaginer, car tu es à moi.
C'est ce que j'aime à penser malgré tout
Car tu es la liberté même, sans limite
Tu sais rester et t'enfuir si vite
Je t'attends souvent avec en main, aucun atout.
Devant moi, tu t'approches, nue
Mes yeux se portent sur tes seins
Je voudrais y poser ma main
Sentir ton âme chavirer une fois de plus
Ton ventre, tes jambes qui m'amènent
Là où personne ne peut aller sans peine
En risquant l'attaque des fièvres.
Puis je criais dans la nuit tombée
Offrir à ton cœur mes envies, mon désir
Et recevoir tout de toi, ton délir
Nous emportant dans un élan cadencé
Danse dans le ciel noir, juste pour moi
Bouge, envole toi, va t'en, reviens
Laisse-moi, et surtout vient
Sur cette chorégraphie défiant les lois.
Qu'il est bon d'être repus de nous, maintenant
Alors que ton ombre s'élève vers la lune
Enveloppé dans des draps de fortune
Je ne puis que rêver d'un autre moment.
Te regardant t'éloigner, t'envoler, te dessiner
Sur les courbes de l'astre lunaire
Je ne vois que la déesse de l'univers
Qui unit nos vies, et sûrement notre destinée.
@ Jean Fred le 04.11.06
Poème publié le 04/11/2006 à 08h09.
Thèmes : Amour, Astre, Lune, Sensualité, Toi
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Par morganne21 le 07/10/2009 à 20h36
sourire à la vie, renouveauaccepter sans oublier
ben dis donc fred tu fais dans la longueur mais c'est bien...
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