Une envie de pleurer
Au fond de mon chez moi pour la dernière fois,
La radio, dernier meuble, meuble un peu le silence,
D'ailleurs y a du disco, oh, quelle chance,
Y a plus rien, plus rien, plus que moi
Et mon émoi, et tous mes souvenirs,
Les soupirs sont rangées dans les tonnes de cartons ;
Et en parlant de ça, c'est quoi un tas d'cartons ?
Une vie ? Ma vie ? Ma vie tient là-dedans ?
C'est triste à pleurer de réaliser
Le si peu de choses que l'on est,
Se rendre compte qu'on est frêle, fragile,
Et vain, surtout, emplis de vanité...
J'ai choisi un angle pour me mettre à écrire,
Car rapprochée des murs je me sens moins perdue,
C'est triste à pleurer un refuge qui se vide,
Une tapisserie livide, et des prises toutes nues,
C'est ridicule, il est tard, demain je déménage,
Mais je ne peux dormir, je reste face à l'image
De cette chambre orange qui fut ma maison,
Ma cachette, mes saisons, ma coquille de ciment.
Poème publié le 18/06/2010 à 23h06.
Thèmes : Déménagement, Départ, Maison
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Par alexia4ever le 19/06/2010 à 11h28
Superbe!

+5 et bravo!
Par jenn24 le 19/06/2010 à 09h01
je ne suis pas naïve, je veux juste y croire!
bravo...courage, ce n'est pas si dur, tu verras. 5*
Par jeanmsc le 19/06/2010 à 06h24
Le bonheur naît de la souffrance
j'adore cette melancolie
bravo !
bisous
Par kelkune le 18/06/2010 à 23h53
Il est tout pourri...
J'aime ces atmosphères que tu crées, j'aime, j'aime, j'aime !
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