vendredi sans Venus
Des vers pour passer le temps en s'amusant.....
C'est vendredi et on nous dit
Que ça doit être avec Vénus.
Moi, j'en doute, moi, j'en ris
Parce qu'il y a comme un hiatus.
Où est-elle la belle garce ?
Sur quelle étoile, dans quel espace
Dans quel ciel s'envole-t-elle ?
J'ai cru la tenir entre les mains ;
Comme je n'étais pas magicien
Elle est partie à tire d'ailes.
L'amour ne s'attrape pas
Ou alors comme une grippe
Comme une fièvre,
Avec le pouls qui accélère.
Parfois il s'agrippe
Comme une toux dans les poumons
A en recracher autant qu'il nous en colle.
Vénus est capricieuse, Venus batifole.
Elle vous prend par le cœur
Puis un jour, sans crier gare,
Elle le balance en plein nulle part.
Plus de souffle pour la rappeler.
Reste le doux-amer de l'avoir rencontrée.
Un goût de fruit défendu,
Qui ne vous lâche plus.
On mord n'importe quoi, n'importe qui
Pour retrouver le sens perdu ;
Mais voilà, ce n'est jamais
Ni même un peu, ni tout à fait
Ce qu'on en avait retenu ;
Ce n'est plus jamais lui.
La mémoire avait gardé
Cet arôme, ce parfum si parfait,
Que rien qu'à y penser
On se met à frétiller.
Venus, où es-tu donc allée ?
Pourquoi t'es pas restée
Au fond du petit nid
Que je t'avais construit ?
Vendredi finira sans toi.
Sur le clavier, mes doigts
Désespèrent de croquer,
Sur des bouts de papier
Le souvenir de tes atouts,
Un peu soie, un peu velours.
Il s'égare dans des cheveux,
S'engouffre dans des artères
Où s'écoulaient tes liqueurs.
Le rouge et le bleu enlacés
Se voient soudain séparés.
Vendredi suit sa route
Sans aucun doute.
Minuit, patient, attend
Tout en haut du cadran,
Une fausse déesse
Qui ne dit plus de messe.
Pour le dernier office
Les fidèles se glissent
Avec au sacré cœur
Une dernière lueur.
Ils tiennent dans leurs mains,
Fermées comme un écrin
Leur pitoyable présent :
Le nom de deux amants.
Ils sont d'abord tremblants,
Puis deviennent brûlants
Comme un autel ardent.
Vénus ne viendra pas.
Je le sais. C'est comme ça.
C'était une catin
Nippée en fille de bien.
Si l'on regarde bien,
On pourra voir au loin,
Vendredi planter là
Sa satanée croix.
Arwen Gernak
14-10-06
Poème publié le 14/10/2006 à 17h01.
Thèmes : Amour, Poésie, Stylé, Vénus
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Par harmoniedu67 le 24/08/2007 à 19h52
Le but de la vie et de la vivre. Alors, vivons !
Joliment écri
bisous ...
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