Vers perdus
Où êtes-vous passés,
Vers qui m'avez tant inspirés ?
Je vous sens vous dérober,
Echappant à l'emprise de ma pensée.
Je ne veux pas que vous partiez,
Je veux encore pouvoir vous aligner,
Vous écrire, écrire à en crever,
Et ensemble, à jamais, être liés.
Vous étiez ma seule source de réconfort,
Lorsque je rêvais de paix et de mort.
Si vous fuyez, alors que je dors,
Pourquoi, de vivre, je ferais l'effort ?
Vous seuls saviez me comprendre,
Vous seuls connaissiez mon désarroi.
Mais si à présent, vous n'êtes plus là,
De qui pourrais-je me faire entendre ?
Vous seuls étiez capable de porter ma peine,
Vous seuls saviez que ma vie n'avait pas de bonheur.
Maintenant, c'est seul, que chagrin et malheur,
En un cœur de plomb, sans cesse je traîne.
Vous seuls connaissiez le plus profond de mes désirs,
Qui chaque matin, m'arrache, au réveil, un triste soupir.
Vous seuls saviez à quel point cela me manquait,
D'un point tel, que nuit et jour, j'en rêvais.
Vous seuls saviez que derrière le masque de folie,
Se cachait celui d'une puissante mélancolie,
Et que derrière celui de l'humour,
On pouvait lire le terrible manque d'amour.
Vous seuls déteniez la vérité.
À vous, je ne pouvais rien caché.
A vous, je pouvais tout raconter.
Mais je vous vois partir et me sens brisé.
Ô, cruelle Destinée !
Toi qui semblais tant promettre et vouloir apporter,
Voilà que mes seuls compagnons, à peine trouvés,
Déjà, tu me les as enlevés !
Poème publié le 24/04/2008 à 23h22.
Thèmes : Inspiration, Pensée, Perte
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Par bulma le 25/04/2008 à 11h22
J'aime trop ! merveilleux bravo !
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